Les Satiriques
Un duo 100% complémentaire

Entrevue avec Pierre-Luc Gosselin et Nicholas Savard-L'Herbier des Satiriques

Entrevue avec Les Satiriques

SAM: Salut Les Satiriques! Selon vous, quelle est la force de votre duo?

Les Satiriques: Notre force, c’est qu’on ne se marche pas sur les pieds. On a clarifié dès le départ nos forces. Pierre-Luc fait le visuel et réalise, alors que Nicholas s’occupe de l’audio et de la musique, donc ce n’est pas comme si on se battait pour le même territoire. Notre duo est venu naturellement de nos deux passions. En revanche, on vient des mêmes sources humoristiques comme François Pérusse, RBO, L’agent fait la farce, etc. On se rejoint, on a les mêmes références, ce qui fait qu’à l’écriture, on forme un tout. On a choisi le nom Les Satiriques parce qu’on aime le style d’humour satirique, et notre premier projet commun, c’était de se moquer de l’univers de la télévision. C’est un style qui nous permet de relever des clichés et qui nous assure des avalanches de gags au pied carré.

SAM: Comme vous avez un style d’humour précis, avez-vous parfois peur de vous répéter?

Les Satiriques: Non, parce qu’on n’explore pas juste des genres, mais aussi des sous-genres, par exemple d’horreur ou de science-fiction, ce qui permet une infinité de possibilités. Et aussi, les technologies évoluent toujours, donc au fil des années, on peut pousser le niveau d’humour encore plus loin. On peut maintenant faire des gags qu’on ne pouvait pas faire il y a quelques années. Des gags peuvent exiger des défis techniques, mais on va toujours trouver une façon de les faire. Contrairement à un humoriste qui fait des one-man show sur le monde qui l’entoure ou la politique, nous on pousse la barre plus haut. On peut piger dans l’actualité, mais ça vient avec une production, une exécution. Que ce soit avec des trucs à plus gros budget comme le Bye-Bye, un petit plaisir sur internet ou un long métrage, on peut se renouveler selon le budget.

Les contraintes nous allument, car avec des paramètres, on peut aller plus loin.

SAM: Donc vous aimez explorer plusieurs formats?

Les Satiriques: Pour Le Pharmachien, on doit traiter de sujets de santé, donc trouver une façon déjantée de traiter d’un univers sérieux, avec des dessins animés. C’est le fun d’être challengé par d’autres styles. Les contraintes nous allument, car avec des paramètres, on peut aller plus loin. On aime jouer avec des contraintes. Par exemple, pour Les gars des vues, il fallait respecter l’univers de la vedette invitée dans chaque émission, donc on était obligé de traiter de certains sujets.

Les gens nous donnent carte blanche et on a un contrôle total de l’écriture à la postproduction. Ça nous permet d’écrire des trucs plus pétés. Les producteurs ne pourront jamais nous dire que quelque chose ne peut pas se faire, car on va toujours trouver la façon de le faire.

SAM: Est-ce que c’est ce qui vous allume le plus, de jouer plusieurs rôles sur un même projet, donc faire autant la réalisation, la musique que le jeu?

Les Satiriques: Pour nous, c’est synonyme de liberté. Si on veut le faire, on peut le faire. Personne ne va nous arrêter. Pour Le Pharmachien, Pierre-Luc a dû commencer à faire de la direction photo, car il y avait peu de budget sur ce projet. C’est l’fun d’avoir ces chapeaux-là. Les gens nous donnent carte blanche et on a un contrôle total de l’écriture à la postproduction. Ça nous permet d’écrire des trucs plus pétés. Les producteurs ne pourront jamais nous dire que quelque chose ne peut pas se faire, car on va toujours trouver la façon de le faire.

SAM: Vous arrive-t-il parfois d’avoir des divergences d’opinion entre vous?

Les Satiriques: Si l’un des deux n’est pas d’accord, c’est que l’idée n’est pas assez bonne. On va se remettre en question. Le but, c’est qu’on soit tous les deux satisfaits. C’est rare qu’on doive faire des gros compromis. Comme on est deux passionnés, on croit en nos affaires et on va vraiment se faire des bons pitchs entre nous pour vendre nos idées à l’autre!

Pierre-Luc a complètement inventé quelque chose au Québec, c’est-à-dire de faire du Hollywood à deux piasses et demie. Et on sent que ces effets spéciaux impressionnent les gens, qu’ils viennent chercher des émotions en eux.

SAM: Est-ce qu’en faisant des effets spéciaux vous avez rejoint une niche?

Les Satiriques: Oui et on croyait qu’après quelques années, les gens iraient chercher cette niche, ce qui n’est pas vraiment le cas. On a plein d’artistes d’effets spéciaux au Québec, mais ils travaillent tous sur des projets américains. Ils ne semblent pas partir leurs propres projets, comme nous on l’a fait. Pierre-Luc a complètement inventé quelque chose au Québec, c’est-à-dire de faire du Hollywood à deux piasses et demie. Et on sent que ces effets spéciaux impressionnent les gens, qu’ils viennent chercher des émotions en eux. Si on prend l’exemple du Bye-Bye 2012, on a pris une nouvelle banale, celle des ponts qui s’écroulent à Montréal, et on en a fait un film à la Hollywood avec la boule de l’Orange Julep qui déboulait sur l’autoroute Décarie. Les gens nous parlent encore de ce numéro d’ouverture.

Entrevue par Élise Madé

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